La Vie verticale par Lou Sarabadzic

La Vie verticale

Titre de livre: La Vie verticale

Éditeur: publie.net

Auteur: Lou Sarabadzic


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Lou Sarabadzic avec La Vie verticale

À huit ans, on a cru que j’avais un problème de surdité. Je faisais trop répéter les gens.

À dix ans, on a cru que j’avais un problème de vessie. J’allais toujours aux toilettes avant de partir. Même si je venais d’y aller trois minutes avant. Si quelqu’un disait : « on y va », je devais y aller.
À douze ans, on a pensé que j’aimais bien emmerder le monde.
À quatorze ans, on a cru que je faisais des insomnies.
À seize ans, on a cru que j’avais un organisme capable de ne jamais grossir, même en mangeant des pizzas froides ou des tranches de pain à chaque repas que je me préparais seule.
À dix-huit ans, on m’a félicitée de réussir aussi bien.
À vingt ans, on a loué ma persévérance.
À vingt-deux ans, on a dit qu’en fait j’étais juste têtue comme pas possible, que ça en devenait chiant à la fin.
À vingt-quatre ans, j’ai cru moi-même que c’était juste de la volonté, de l’ambition, et un rapport constructif au stress.
À vingt-six ans, on a cru que j’étais addict au travail.
À vingt-huit ans, je suis née presque adulte en lettres étrangères.

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À dix ans, on a cru que j’avais un problème de vessie. J’allais toujours aux toilettes avant de partir. Même si je venais d’y aller trois minutes avant. Si quelqu’un disait : « on y va », je devais y aller.
À douze ans, on a pensé que j’aimais bien emmerder le monde.
À quatorze ans, on a cru que je faisais des insomnies.
À seize ans, on a cru que j’avais un organisme capable de ne jamais grossir, même en mangeant des pizzas froides ou des tranches de pain à chaque repas que je me préparais seule.
À dix-huit ans, on m’a félicitée de réussir aussi bien.
À vingt ans, on a loué ma persévérance.
À vingt-deux ans, on a dit qu’en fait j’étais juste têtue comme pas possible, que ça en devenait chiant à la fin.
À vingt-quatre ans, j’ai cru moi-même que c’était juste de la volonté, de l’ambition, et un rapport constructif au stress.
À vingt-six ans, on a cru que j’étais addict au travail.
À vingt-huit ans, je suis née presque adulte en lettres étrangères.

À huit ans, on a cru que j’avais un problème de surdité. Je faisais trop répéter les gens.

À dix ans, on a cru que j’avais un problème de vessie. J’allais toujours aux toilettes avant de partir. Même si je venais d’y aller trois minutes avant. Si quelqu’un disait : « on y va », je devais y aller.
À douze ans, on a pensé que j’aimais bien emmerder le monde.
À quatorze ans, on a cru que je faisais des insomnies.
À seize ans, on a cru que j’avais un organisme capable de ne jamais grossir, même en mangeant des pizzas froides ou des tranches de pain à chaque repas que je me préparais seule.
À dix-huit ans, on m’a félicitée de réussir aussi bien.
À vingt ans, on a loué ma persévérance.
À vingt-deux ans, on a dit qu’en fait j’étais juste têtue comme pas possible, que ça en devenait chiant à la fin.
À vingt-quatre ans, j’ai cru moi-même que c’était juste de la volonté, de l’ambition, et un rapport constructif au stress.
À vingt-six ans, on a cru que j’étais addict au travail.
À vingt-huit ans, je suis née presque adulte en lettres étrangères.